Je la vois apparaître encore et encore lors des lectures de l’utérus.
Je ne vois ni une personne, ni une silhouette venue d’une vie passée... mais plutôt une présence.
Parfois, elle se manifeste comme un ressenti qu’une femme porte en elle depuis toujour, sans jamais avoir pu lui donner de nom.
Souvent aussi, elle apparaît sous la forme d’une tristesse restée sans voix pendant des générations.
Ou comme un feu qui couve sous la surface depuis des années et qui demande enfin à être reconnu.
À chaque nouvelle séance, j’observe le même schéma : une femme arrive avec une question, une intention et ce qui se révèle a rarement un lien direct avec ce qui l’a amenée.
Car l’utérus ne raconte pas une histoire linéaire.
Il ouvre une porte ou parfois simplement une infime fissure dans cette porte vers ce qui a été oublié, réprimé, mis de côté. Vers ce qui, au plus profond de nous, savait déjà qu’un jour cela reviendrait à la conscience.
Cela peut sembler étrange...puisque nous vivons dans un monde qui nous a appris que la sagesse réside dans l’esprit. Que les réponses se trouvent en réfléchissant davantage en analysant et en accumulant des connaissances.
Et pourtant…
Combien de femmes possèdent aujourd’hui une bibliothèque entière consacrée au développement personnel ?
Combien de formations ont-elles suivies ? Combien de podcasts ont-elles écoutés ? Combien de conseils ont-elles sollicités ?
Et pourquoi, malgré tout cela, tant d’entre elles continuent-elles à se sentir coupées d’elles-mêmes ?
Peut-être parce qu’une partie de notre être ne peut être atteinte par l’intellect.
Une partie qui attend simplement que nous devenions assez silencieuses pour l’entendre.
Il y a des siècles, cela allait de soi, les hommes les plus puissants du monde le savaient mieux que nous aujourd’hui. Les rois consultaient des prophétesses avant de partir en guerre.
Des souverains parcouraient des centaines de kilomètres pour rencontrer un oracle. Non pas parce que ces femmes détenaient des informations secrètes, mais parce qu’elles avaient accès à une autre manière de percevoir le monde.
Une perception fondée sur l’écoute et l’accord intérieur plutôt que sur le contrôle.Une puissance née de la présence, libérée de toute volonté de domination.
Elles entendaient ce qui vivait sous la surface. Elles percevaient les mouvements encore invisibles pour la plupart. Elles reconnaissaient la vérité cachée derrière les mots.
Et quelque part en chemin, nous avons oublié que cette capacité nous appartenait aussi.
Car durant une lecture de l’utérus, il se produit quelque chose de si profond qu’il est difficile de le décrire sans en réduire la portée.
C’est comme si une bibliothèque oubliée ouvrait soudain ses portes, les histoires affluent, les tiennes, bien sûr mais aussi celles des femmes qui t’ont précédée.
Les choix qui n’ont jamais pu être faits, les talents qui n’ont jamais été pleinement exprimés, les désirs qui ont attendu trop longtemps et toute cette sagesse qui, patiemment, est restée présente.
Certaines femmes se mettent à pleurer parce que quelque chose qu’elles ont toujours ressenti trouve enfin sa place.
Et c’est peut-être là la plus grande beauté d’une lecture de l’utérus :
Elle ne t’apporte rien qui ne soit déjà à toi, elle n’ajoute rien, elle enlève, elle dissipe le bruit, les doutes, les voix des autres.
Jusqu’à ce qu’il ne reste plus que ta propre vérité. Ta propre voix.
Une vérité souvent bien plus ancienne que cette vie-ci.
Et infiniment plus sage que tes peurs.
C’est peut-être pour cela que tant de femmes se sentent appelées par ce travail aujourd’hui.
Non pas parce qu’elles cherchent davantage de réponses mais parce qu’elles sont fatiguées de chercher.
Fatiguées d’entendre qu’elles doivent encore se réparer, s’améliorer ou devenir autre chose.
Au fond d’elles-mêmes, elles sentent qu’autre chose les attend.
Quelque chose qui ne se trouve pas à l’extérieur.
Mais à l’intérieur, dans leur corps, dans leur bassin.
Si cela vous intéresse, vous trouverez ici plus d'informations sur mon travail : https://www.siacabanel.be/womb-whisper.
Les anciens temples ont disparu, les oracles se sont tus..mais la porte est toujours ouverte.
Comme si la femme derrière le trône se retournait enfin vers toi, croisait ton regard et te murmurait doucement :
« Te voilà… enfin. »

